**PoUr CoMmEnCer En GrOs**

**PoUr CoMmEnCer En GrOs**
Depuis sa création au début des années 70, dans le Bronx, le Hip Hop
s'est répendu à l'échelle mondiale, dans tous les pays et toutes les cultures.
Ce mouvement planétaire unique en son genre a, en l'espace de 30 ans, révolutionné toutes les formes artistiques.

(musique, peinture, danse, litterature...)

Et les sociétés au sein desquel la culture Hip Hop s'exprime.
C'est l'occasion, à l'heure où le rap représente un marché économique énorme
pour différents types d'industries,
de revenir sur les fondations de cette culture,ses origines,
et l'intention qui a animé ses créateurs...
# Posté le mardi 30 janvier 2007 04:53

***L'HiStOiRe Et Sa CuLtUrE***

***L'HiStOiRe Et Sa CuLtUrE***
C'est dans le milieu des années 70,
dans le South Bronx (NYC) que le mouvement Hip Hop va apparaître.
En plein c½ur du ghetto,
de la drogue, du crime et de toutes les formes de violences imaginables,
ce mouvement sera le point de rencontre, de diverses cultures et expressions artistiques.
De manière générale on divise le Hip Hop en quatre principales

disciplines : - la danse
- le graffiti
- le DJ'ing
- le emc'ing (rap)

Chacune de ces disciplines fait partie intégrante de la culture Hip Hop,
toutes puisent leur source dans l'histoire de la société et de la culture américaine.

Le rappeur KRS One a récemment écrit à ce sujet qu'à ces quatre disciplines majeures

Il faut rajouter 5 autres éléments essentiels au Hip Hop : - le Beatboxing,
- l'art d'utiliser le corps comme un instrument.
KRS cite aussi: - la Street Fashion (mode de la rue) et
- le Street Language (langage de la rue)

comme les 6e et 7e composant du Hip Hop.

Quant au 8e c'est "le Street Knowledge" (le savoir de la rue), "l'étude des lois universelles".

Enfin, le 9e élément du Hip Hop selon KRS est "le Street Entreprenueralism",
c'est-à-dire "essayer de faire 1 dollar avec 15 cents".

Le Hip Hop est donc un mouvement culturel du fait qu'il englobe une multitude d'aspect
et d'expressions artistiques, différentes mais complémentaires.
Dans un premier temps, le Hip Hop a été la culture autour de laquelle
les communautés africaine-américaine et Porto-ricaine se sont regroupées.
Le Bronx compte en effet une large communauté Porto-ricaine, qui
dans les années 70
était fan de disco.
Néanmoins, initialement les communautés noires et hispaniques étaient séparées par une barrière culturelle
que
le Hip Hop
a abattue.
Les porto-ricains et les noirs ont beaucoup de choses en commun, à commencer par le patrimoine génétique,
puisque les porto-ricains sont des métis d'indiens, qui habitaient l'île, de colons espagnols,
qui n'ayant pas amené avec eux sur leurs bateaux de femmes violaient les Indiennes, ainsi que d'esclaves africains,
transportés à fond de cale pour exploiter les mines d'or découvertes par les colons sur l'île.
Ces 2 communautés vivant l'une à côté de l'autre, vont poser les fondements de la culture Hip Hop.


Comme dans toute définition, il convient de trouver l'origine étymologique du terme
"Hip Hop"
.
En l'occurrence il y en a plusieurs, c'est d'ailleurs sans doute parce qu'il a plusieurs
significations et qu'il évoque plusieurs idées que le terme
Hip Hop
a été retenu pour
décrire ce mouvement qui se créait dans les années 70.
Tout d'abord, la musique du Hip Hop se plaçant dans la continuité (aussi bien dans le fond que dans la forme)
des musiques inventées par les Africains-américains, elles se devait de le montrer dans son appellation.
En effet,
Hip Hop
rappel le Be Bop (le mouvement de jazz moderne apparu après la seconde guerre mondiale
sous l'impulsion de Dizzie Gillespie et Charly Parker).
Le Hip Hop par son appellation est aussi en rapport avec la danse,
la sonorité des mots "Hip" "Hop" évoquent la danse et les figures que réalisaient les breakers du Bronx.
"Hip" signifie "à la mode" et c'est aussi un mot d'argot synonime d'intelligence dans la nuance de débrouillardise,
"Hop" c'est bien sur l'onomatopée d'un saut...
le Hip Hop
, signifie donc aussi progressé, avancé
(d'un point de vue social mais aussi créatif) grâce à son intelligence.

Cette expression "Hip Hop", dont l'invention est parfois créditée au rappeur Love Bug Starsky,
incessamment répétée par les MC's dans les soirées puis dans les disques,
allait bien sûr s'imposer comme le mot clé du mouvement qui se créait à cette époque dans l'insipide ghetto du South Bronx,
et qui n'allait pas tarder à s'étendre à tous les USA, puis à toute la planète.

Nous verrons, dans un second temps, les origines du terme "Rap".

Le Hip Hop est un moyen d'exister autrement que ce par quoi la société impose d'exister.
Le Hip Hop est une vision de la société et de tout ce qui la compose.
Le Hip Hop détourne, s'approprie, crée et transforme le négatif en positif.

C'est donc dans ce ghetto du Bronx que va se situer le cadre de développement du
Hip Hop
,
c'est dans ce ghetto qu'ont vécu ceux qui l'ont fait naître,
et c'est dans ce ghetto que les communautés noires et hispaniques allaient se rencontrer,
se fédérer autour de la musique et surtout de la danse.
# Posté le mardi 30 janvier 2007 09:51
Modifié le mardi 30 janvier 2007 10:01

£ë HïÞ HºÞ, ùñë ¢ùltù®ë dë dåñ$ë

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La danse Hip Hop tient bien sûr son origine de l'Afrique,

cont
inent duquel plusieurs dizaines de millions d'hommes et femmes noires seront

captu
rées et transportées sur les terres d'Amérique comme esclaves afin de servir les

b
lancs qui voulaient faire de ce nouveau continent "une terre promise".

P
endant toutes ces années passées comme esclaves, alors que les blancs,

e
t les papes, s'interrogeaient sur la présence d'une âme chez les noires,

ces mêmes
noires tentaient de rendre moins pénible leur situation par

un
e réminiscence artistique africaine enfouit au plus profond d'eux-mêmes.

La danse
, élément important de la culture traditionnelle et de la société africaine,

va do
nc être essentielle pour les noires d'Amérique.



Ind
issociable des musiques que vont créer les noires d'amérique,

l
a danse va se manifester au cours de l'évolution musicale sous plusieurs aspects.



La danse
est l'élément essentiel du Hip Hop comme elle le fut avec le Jazz ;

Bus
ter Smith a dit "le jazz doit être strictement une musique de danse",

Qui
ncy Jones a aussi très bien exprimé cette soudure entre jazz et danse :

"Autrefois, le dancing était le port d'attache de l'orchestre de Jazz...

L
'orchestre de danse et l'orchestre de Jazz, c'était tout un, c'était le même" ;

ci
tons également Teddy Wilson : "Sans la danse, le musicien de jazz est privé

d
'un stimulant indispensable". Dans le Jazz des origines, c'est les danseurs qui

po
rtent et soutiennent l'orchestre de Jazz, si les danseurs sont mauvais,

l
'orchestre sera mauvais ; et à Louis Armstrong d'ajouter pour confirmer l'importance

d
e la danse dans la musique noire : "Vous ne pouvez voir ce qui se passe sur

u
ne piste de danse si vous avez les yeux ris sur des partitions."



Ailleurs qu'aux USA, au Brésil, la danse africaine va se transformer en technique

de combat, afin de lutter contre les esclavagistes. Mêlé aux rythmes brésiliens

ce
style de danse/combat s'appelle la capoiera.



La danse Hip Hop va donc s'inscrire dans cette continuité, au fur et à mesure

que la forme musicale de la musique noire va évoluer... la danse va évoluer avec elle...

J
ames Brown sera sur scène l'un des monstres sacrés de la danse, les pas novateurs

qu'il exécutait allait être une énorme source d'inspiration pour

les
jeunes danseurs de New York.



Mais à cette culture musicale africaine-américaine, va se greffer l'apport des

por
tos-ricains du Bronx, qui, fans de disco (alors que les noirs préféraient

dav
antage le funk) allaient venir se mêler aux noirs sur les pistes de danse.



L
a danse Hip Hop se compose de plusieurs spécialités :

Le break dance qui tient en grande partie sont origine de la capoiera,

e
st constitué de techniques et de mouvements effectués au sol de manière

très acrobatique. Cette forme de danse est née à New York. Le Rocksteady crew,

ave
c des danseurs comme Crazy Leg, Frosty Freeze, Ken Rock, les Dynamic Rockers,

et les New York City breaker sont les têtes d'affiche de ce type de danse.

• L
e deuxième principal type de danse dans le Hip Hop est l'Electric Boogie :

lui est une danse qui vient de la côte Ouest des Etats-Unis où elle est appelée

El
ectric Boogalloo, et est dane sur les formes de Funk de cette côte

(
l'Electric boogie est connu en France sous le nom de Smurf).

El
le est constituée de différentes techniques bien spécifiques, comme le popin',

inv
enté par Boogalloo Jo ou encore le lockin' (blocage) créée à l'origine par

Do
n Campbell. Le mime Marcel Marceau, figure populaire en France fut une

de
s principales inspirations pour ce style de danse, sa renomée était mondiale et

s
es shows diffusés à la télé américaine. C'est aussi sur la côte Ouest que se

dével
oppait le Hop Rock. C'est après son exportation à New York que

l'Electric Boogaloo prend le nom de Electric Boogie. Mr Freeze,

(qui pas
se comme étant l'inventeur de la marche arrière, plus tard popularisée

p
ar Michael Jackson sous le nom de Moonwalk) et le Rocksteady crew, ainsi que les

El
ectric Boogie Force, sont les principaux acteurs de cette forme de danse à New York.



Rapi
dement les danseurs se trouvent être des vedettes dans leurs quartiers ;

hors, c'est au début des années 70 que New York va connaître ses plus graves

prob
lèmes de gang ; la criminalité est en constante hausse, mais le Hip Hop

et la danse représentent, pour les jeunes, une alternative aux gangs.



L'
un des principes fondamentaux du Hip Hop et donc de la danse,

c
'est la compétition... les danseurs des différents quartiers s'affrontent sur

les p
istes à coup de passe passe, plutôt que dans la rue à coup de couteaux ou de

revol
ver, ce qui n'empêchera pas certain défit de break de se finir avec les poings...

C
es jeunes danseurs, adolescents, restent avant tout des jeunes du ghetto, mais ils

canalisent leur rage dans la danse qui deviendra pour eux non seulement leur passion


première mais aussi par la suite, une alternative à la vie dans la rue et à la misère,


certes financière mais aussi mentale... Les danseurs sont alors surnommés les b. boys,


le "b" étant l'abréviation de "breaking". Le mot break en anglais signifie "casser",


dans les morceaux de musique (soul et funk) le break est le moment où le chanteur et


les musiciens cessent de jouer, à l'exception de la batterie et de la basse qui seuls


poursuivent à jouer le beat... Ces parties de morceaux étaient propices aux danseurs pour


exercer leurs talents...et ça un DJ du nom de Kool Herc, l'avait bien compris, et c'est


pour cette raison qu'il rejouait sur ses platines inlassablement (en jouant le même


passage d'un même disque sur la platine de gauche et de droite) ces parties


des morceaux, et c'est d'ailleurs lui qui surnomma les danseurs les b. boys.


Plus tard l'appellation d'origine contrôlée b.boy (breakin' boy),


prendra aussi le sens de " bad boy ",


mais c'est à l'origine Kool Herc qui en est l'inventeur.






# Posté le mercredi 31 janvier 2007 12:13

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Les DJ's puisque le mot est lâché, quant à eux, existaient bien sur depuis longtemps,

il y avait ceux des émissions de radio et ceux des clubs, qui passaient du funk ou du


disco ; mais le Hip Hop allait révolutionner la donne... S'il n'y avait pas eu de


DJ, il n'y aurait jamais eu de Hip Hop. Ceux qui passent comme les 3 fondateurs du


Hip Hop en tant que forme musicale sont 3 Dj, en l'occurrence Kool Herc,


Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash.


Kool Herc est d'origine jamaïcaine, adolescent, il quitte Kingston pour aller vivre à


New York dans le Bronx. Doué pour l'athlétisme, ses copains de classe le surnomment


Hercule, qui sera abrégé en "Herc". Après avoir graffité son nom sur les murs de


la ville, il se tourne vers le Dj'ing et va avoir la géniale idée de transposer


le concept des "sound system" jamaïcains de son enfance à la réalité du Bronx.


Il organise alors les premières "Block Party", dans lesquelles il passe les disques


de Soul et de Funk qu'il affectionne. Equipé d'abord d'une seule platine


il était obliger de parler dans le micro à la manière des Dj jamaicains pendant qu'il


changeait de disque sur la platine. C'est lorsqu'il commença à mixer avec deux platines


qu'il va créer les bases techniques de mixes pratiqués encore aujourd'hui.


En jouant le même disque sur les
deux platines, il était capable de rejouer plusieurs

fo
is d'affiler les parties du morceau qu'il appréciait, et notamment les breaks.

Au
fur et à mesure que Herc développait ses techniques de mix, il ne pouvait plus

c
ontinuer à rapper dans le micro comme il le faisait, il fit alors appel à des amis à

l
ui, comme Coke La Rock, pour s'occuper du mic pendant les block party, ils formèrent

l
es Herculoids. Ils sont le premier groupe de rap. Ceux sans qui rien n'aurait été par

la suite.







C'est en voyant Kool Herc aux platines que Afrika Bambaataa allait lui aussi trouver

sa v
oie. Bambaataa, vient lui aussi du Bronx. Aubut des années 70, il faisait parti

d
'un gang de New York nommé les Black Spades. Tout en continuant ses études, Bambaataa

arp
ente les rues de la ville avec son gang jusqu'au jour où son ami Soulski

e
st assassi. Bambaataa se pose alors en flexion sur sa vie et sur la situation

d
es africains-américains au sein de la société blanche américaine qui non contents de

l
es avoirs exploités pendant des siècles en tant qu'esclaves, les maintient dans

l
a pauvreté, l'ignorance et l'oppression engendrées par la haine et le racisme.

In
fluencé par les leaders des mouvements des droits civiques, comme Malcolm X,

Mart
in Luther King, ou encore Bobby Seale et Huey P. Newton

(les fondateurs du Black Panther Party) il décide alors de changer d'état d'esprit,


en tant que jeune du ghetto, et de transformer toutes les énergies négatives qui


gravitent dans son environnement en énergies positives, par l'intermédiaire de


l'expression artistique et de la culture Hip Hop. Le 14 novembre 1973, Afrika Bambaatta


crée la Universal Zulu Nation. Il transforme son ancien gang en un groupe actif


de la culture Hip Hop et devient Dj à l'instar de Kool Herc. Bambaataa va être


le premier à mixer différents types de musiques : aux Funk et à la Soul des années 60


et 70, il mélange le rock, la musique industrielle de Kraftwerk et beaucoup d'autres


styles de musiques.




La Zulu Nation qu'il a fondé va par la suite regrouper dans ses rangs beaucoup


d'autres Djs, comme Grandmixer DST, Jazzy Jay, Kool Dj Red Alert, Afrika Islam...


et rapidement les danseurs vont se retrouvés eux aussi impliqués dans la Zulu Nation


qui sera, l'un des éléments fédérateurs des jeunes impliqués dans le Hip Hop.


La Nation Zulu Universelle, organisation multiculturelle se réunit autour des


valeurs de "Peace, Unity, Love, and Having Fun" (Paix, Unité, Amour, et Prendre du


Plaisir). Elle voit la musique et les expressions artistiques fondatrices du Hip Hop


comme un moyen d'éduquer les
jeunes et de les sortir de l'engrenage de la violence.

S'inspirant de valeurs religieuses universelles et fédératrices, empruntées à l'Islam

(même si l'accoutrement de Bambaataa et des Zulus aurait fait perdre leur "latin" aux

grands Ulémas d'Arabie), Bambaataa tient bien sur le nom "Zulu" de la tribu d'Afrique

du Sud qui a tenu en défaite en 1879, grâce à son nombre et son unité, l'armée coloniale

hol
landaise. Bambaataa veut donc faire de la culture et de la musique un facteur

d '
élévation sociale.



Nous sommes au milieu des années 70, et aux quatre coins du South Bronx,

d
es jeunes se retrouvent fédérer par le même enthousiasme pour le mouvement qui

sous
leurs yeux et dont ils sont les acteurs principaux : le Hip Hop. Cette génération

à
qui la socté n'a jamais prêté attention auparavant et que la société aricaine

c
herche même à criminaliser, tient là l'occasion de faire valoir à la face du monde

(ma
is à cette échelle ils l'ignoraient encore) son potentiel créatif.



Un
peu partout Kool Herc et les Herculoïds animent des Blocks Party,

et t
rès vite Bambaataa lui impose une concurrence acharnée. Jamais auparavant

l
e Bronx n'avait connu un tel phénomène, ils sont des milliers à venir dans les parcs

éc
outer ce son nouveau mixé par des DJ, à venir écouter ces gars parler dans un micro

et à venir voir d'autres gars danser et tourner sur la tête, alors que derrière eux,


quelques graffeurs et tagueurs viennent se mêler à ce mouvement de foules au risque de


dévoiler l'anonymat qui leur permet de rester en liberté. Le Bronx est en effervescence,


la culture de la rue bouillonne et ne tardera pas à inonder les autres quartiers de New York.






GrandMaster Flash mixant au Danceteria


Afrika Bambaataa




Un autre jeune homme d'origine jamaïcaine et résident du Bronx allait permettre au


Hip Hop d'étendre son champ d'action... GrandMaster Flash, en voyant Herc aux platines,


commence sérieusement à s'intéresser à la manipulation de ces engins qui permettent de


faire sortir des sons faisant réagir sur l'instant la foule et les danseurs. GrandMaster Flash


va mettre à profit ses connaissances en électronique qu'il étudie au lycée pour


les associer à l'art du dee jaying... il perfectionne les techniques de Herc ;


et s'inspirant de DJ Grand Wizard Theodore, l'inventeur du scratch, Flash crée ses


propres techniques de scratchs et de cut... En 76, Flash est au point et la concurrence


avec le sound system de Kool Herc peut commencer... Flash commence aussi à écrire quelques rimes,


mais trop occupé par les platines, comme Herc, il délèguera le rôle de Mc à d'autres...




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# Posté le mercredi 31 janvier 2007 12:29
Modifié le jeudi 01 février 2007 14:04

£ë ®åÞ : ùñë ¢ùltù®ë lïñgùï$tïqùë dù ghëttº

£ë ®åÞ : ùñë ¢ùltù®ë lïñgùï$tïqùë dù ghëttº
qui rappaient sur les parties instrumentales des disques que jouait Herc...

Ces gars sortaient des rimes souvent improvisées ou des expressions déjà bien rodées,


qui permettaient d'entraîner les danseurs dans leur show et d'accompagner le DJ,


ils faisaient souvent aussi des dédicaces à leur posse présent dans la salle où se


tenait la soirée... Ce genre d'activité au micro allait donner le surnom de MC à


ceux qui l'exerçait, MC (prononcé 'emcee' en anglais, 'emssi' en français) veut dire :


Master of Ceremony (Maître de cérémonie) ou encore Mic Controller (Controleur du Micro).


Mais déjà ce type d'exercice linguistique était connu sous le nom de "Rap".


"Rap" en anglais c'est un petit coup sec qui fait du bruit,


c'est aussi le fait de communiquer un message au moyen de coups...


dans la tradition de l'argot afro-américain le terme "rap" désignait quelqu'un dont


la parole était incisive, quelqu'un qui manie les mots avec dextérité, comme le faisait H.


"Rap" Bro
wn, connu aujourd'hui sous le nom de Jamil Abdullah Al-Amine...

dans
les années 60, Rap Brown était membre du SNCC (Student Non-Violent Coordination

Com
ittee) puis du Black Panther Party. Il tenait son surnom "Rap" des jeux et luttes

verbales appelés "dozens" dont il était un expert dans le ghetto.

"
The dozen" et autres "Double Dutch jump rope" pourraient s'apparenter au jeu des

"t
a mère", en en retirant l'aspect minable qu'y a apporté Arthur...

le
principe est que 2 adversaires s'opposent et le but est de descendre l'autre,

en l
ui sortant des grosses vannes sans pitié, n'épargnant notamment pas leur mère... !!

C
e sport verbal était pratiqué par les jeunes dans les ghettos, mêlant l'argot de la rue

à
une grande dextérité verbale et une rapidité d'improvisation. H. Rap Brown de part son

env
ergure médiatique allait donc populariser ce terme qui était son surnom : rap.

Rap
Brown fut en effet un ministre du Black Panther Party, et était l'un des orateurs

les plus impressionnant de ces générations de jeunes révolutionnaires. Cette tradition


orale est typiquement africaine-américaine, mais là encore, elle remonte jusqu'en


Afrique et aux griots, qui racontaient les légendes et l'histoire des tribus et des


familles. Les griots sont en Afrique les gardiens de l'histoire et de la sagesse


populaire. Les descendants des esclaves allaient conserver dans leur patrimoine culturel


cet aspect, mais en l'adaptant à la nouvelle réalité qu'ils vivaient aux USA au XXe siècle...


Le rap, c'est l'image d'un pasteur à l'Eglise, prêchant sur fond sonore de Gospel,


l'image d'un bluesman décrivant la dure réalité dans laquelle il vie,


l'image d'un Louis Armstrong, parlant sur le rythme entre 2 solos de trompette,


où l'image des Lasts Poets qui acclimataient leurs poésies aux rythmes à la fois urbains


et traditionnels des percussions dans les rues de Harlem, ou encore l'image d'un


Gil Scott Heron, récitant ses poèmes
sur de la musique soul. Le Rap, en tant que forme

culturelle orale, était de tout temps un élément fondamental de la culture africaine-américaine.



Les DJ
de radios tiennent un rôle important dans la communauté noire, en tant que source

d'informations musicales mais aussi politiques. Le "gift to gab" (dons d'orateur) était

le
bienvenue chez les DJ radios, et là encore le terme "rap" y était associé, comme c'est

le
cas pour "Jack the rapp